Trop de photos tue la photo !... Et trop de récits peut-être aussi. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer ce photoblog, uniquement consacré aux photos que je prends au gré de mes voyages.
Vous ne serez donc pas surpris de découvrir des rubriques qui ont pour titre le nom de mes destinations, pour un classement tour du monde. L’occasion pour moi de fouiller dans mes archives.et de retrouver quelques prises de vue qui, si elles n’ont pas la qualité de celles d’aujourd’hui, n’en sont pas moins des témoignages de ma perception du pays concerné.
Les albums sur La Réunion, l’île Maurice et les Maldives ont été faits il y a bien longtemps (moins de huit ans ! J), avec les premiers appareils photo numériques. Moins d’un million de pixels pour les Maldives (des photos en 640 x 480…) et de deux millions pour les suivantes. Alors ne soyez pas trop exigeants sur leur définition et sur les couleurs. Pour les autres destinations j’ai œuvré avec du cinq millions de pixels puis du 10 millions, la qualité d’affichage s’en ressent fortement même si, web oblige, les définitions restent basses. Pour mes voyages précédents, je n’ai pour l’instant pas le temps d’ouvrir les boîtes de diapos et de scanner tout cela… Il faudra attendre.
La photographie n’est pas, comme on le pourrait penser, facile. Les médias nous laissent croire que chacun de nous peut être photographe, en un coup de flash, grâce à nos téléphones qui nous permettent désormais, avec quelques millions de pixels de devenir, disent-ils, des citoyens reporters. La presse accepte avec un engouement qui me semble malsain des photos trash, c’est-à-dire légèrement floues, ou mal cadrées, etc… Et quand il le faut, ce sont les logiciels qui prennent le relais pour salir une photo, pour faire comme si elle avait été volée. Rien de plus facile aujourd’hui… Mais est-on pour autant un photographe ?...
D’autres prétendent qu’on est photographe lorsqu’on est rémunéré pour ses photographies. Ils sont nombreux à en rêver mais les jobs sont rares.
Pour ma part je différencie trois types de photographes :
Le photographe amateur, qui avec plus ou moins de bonheur, fait usage de ses millions de pixels pour le plus grand plaisir de son entourage. Au mieux il est l’archiviste de sa famille, au pire il est la plaie des soirées diaporama...
Le photographe amateur confirmé, qui se tient au courant des technologies, sait différencier une optique grand angle d’un objectif macro, manie deux ou trois logiciels sophistiqués pour embellir ses photos et produit des œuvres toujours plus soignées (c’est le passionné).
Enfin le photographe professionnel, celui qui vit de ses clichés, qui subit la pluie et le manque de lumière, le soleil qui écrase toutes les couleurs, celui qui n’a pas droit à l’échec et qui, partout, doit témoigner
Et à l’intérieur de chacune de ces trois catégories on rencontre parfois l’artiste, celui qui a l’œil et la sensibilité, celui qui saura faire LA photo, celle qui émeut, qui choque, qui parle d’elle-même.
Photographe sous-marin ou photographe d’art, portraitiste, reporter de guerre, accro de noir et blanc, de vastes paysages ou de détails infimes, tous profitent du numérique pour montrer, pour partager. Parce que là est la clé de la photographie : le partage.
Alors laissez-moi partager avec vous quelques photos prises au cours de mes pérégrinations, soyez voyeur, profitez, critiquez, commentez ! Libre à vous en effet d’ajouter quelques mots sous une photo, ou de lancer un débat.
Ce vaste album photo ressemble à mon blog, il n’en est qu’une extension, c’est juste… une invitation au voyage. Laissez-moi vous emmener...
Marie-Ange
Toutes les photos prises en 2006 et 2007 n’auraient pas été possibles sans le soutien de Hubert et Christel Lacour, pour Dive Photo Light / Plongimage. Qu’ils en soient remerciés ici.